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Vous ne vous souciez jamais de vérifier le niveau d’huile de votre véhicule ? Vous n’êtes pas seul à négliger ce geste qu’on faisait autrefois de façon régulière. Il est vrai que les moteurs d’aujourd’hui sont en général peu gourmands en lubrifiant, mais ils ne sont pas tous égaux. Conseils et mises en garde…

C’est bien connu, tous les moteurs ont besoin de lubrifiant pour bien fonctionner − et pour durer. « Non seulement l’huile réduit la friction des composantes, mais elle limite la hausse de température des pièces en mouvement, garde le mécanisme propre et le protège de la corrosion », explique Pierre Beaudoin, qui a tout récemment pris sa retraite du poste de directeur principal des services techniques chez CAA-Québec.

Les moteurs n’ont cependant pas tous des besoins égaux en huile, besoins qui, d’ailleurs, se sont grandement amenuisés avec les années. Alors que les motorisations des années 80 réclamaient presque autant d’huile que d’essence (bon, on exagère un peu), celles d’aujourd’hui, grâce aux percées technologiques et aux nouvelles méthodes de fabrication, profitent de si minces tolérances d’assemblage que leur appétit en lubrifiant est tout petit.

Même après avoir roulé sur 100 000 ou même 200 000 kilomètres, ces moteurs contemporains ne consomment généralement pas autant d’huile (dont les formules se sont elles-mêmes grandement améliorées − pensez aux synthétiques) que ne le faisaient ceux des automobiles d’autrefois.

La preuve se trouve dans les manuels du propriétaire, qui recommandent pour des modèles précis des vidanges tous les 12 000 (Hyundai), tous les 15 000 (Volkswagen), voire tous les 20 000 kilomètres (Mercedes-Benz).

Certains véhicules d’aujourd’hui n’exigent même plus la vidange à intervalles fixes. C’est leur ordinateur qui juge du moment idéal, en tenant compte de facteurs comme la température, le style de conduite et le nombre de kilomètres parcourus. Un témoin s’illumine alors au tableau de bord.

Cela dit, il n’existe aucune norme, ici ou ailleurs, qui précise ce qu’est une consommation normale − ou pas. « Aucun constructeur ne veut s’engager dans ce domaine, car il s’exposerait à de multiples – et complexes − demandes de compensations », dit Bill Gardiner, mécanicien « résident » depuis près de 30 ans à l’émission télévisée Motoring TV (sur TSN).

Quand même : cet homme bien connu de la population anglocanadienne estime qu’une consommation acceptable d’huile est, aujourd’hui, d’un maximum d’un litre par tranche de 3000 ou 4000 kilomètres parcourus.

Plus de détails dans L’Annuel de l’auto d’occasion 2017

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